Connaitre l'histoire des montres et ses origines
Une montre est un instrument de mesure du temps qui se porte sur soi (au poignet, dans la poche ou suspendu).
Elle diffère d’une horloge, d’une pendule ou de tout autre instrument de mesure du temps par le fait qu’elle peut être emportée lors de déplacements sans qu'ils en altèrent le fonctionnement. Par exemple : les montres de poche, de marine, de chemin de fer, les montres bijou ou les montres-bracelets.
L’objet montre porte ce nom par la combinaison de deux définitions1 :
« Boîte vitrée dans laquelle les orfèvres et les bijoutiers mettent leurs marchandises, afin qu'on les voie sans pouvoir y toucher. »
« Platine qui indique les heures dans une horloge. Les horloges dans les églises avaient des montres dedans et dehors.» Aujourd’hui, l’objet que désigne cette deuxième définition est le cadran.
Composition
Montre gousset
Montre gousset des années 1920.
Une montre diffère d’une horloge ou d’une pendule par le fait qu’elle peut être emportée lors de déplacements sans en altérer le fonctionnement : montres de poche, de marine, de chemin de fer, montre bijou ou montre bracelet. Les montres, comme les horloges, sont toutes constituées selon le même schéma2:
Organe moteur (et source d’énergie)
Organe régulateur
Organe de communication de l’information (l’organe qui vous nous transmettre l’information de mesure du temps)
Organes de transmission
Les montres de poche sont portées dans une poche de gilet, veste ou veston (le gousset), ou bien encore attachées à l'extrémité d'un ruban ou d'une chaînette fixé en haut de la culotte ou du pantalon. Au XXIe siècle, la montre se porte généralement au poignet.
Une horloge mécanique ne peut fonctionner que dans la position verticale, au contraire de la montre qui fonctionne dans toutes les positions. De ce fait, deux éléments techniques sont indispensables :
le ressort moteur, alors qu'une horloge peut fonctionner avec des poids dont la descente actionne le rouage ;
le coq, qui est le point de pivotement supérieur du balancier, alors que l'horloge peut fonctionner avec un pendule.
Une montre particulière s'identifie en combinant ses caractéristiques, par exemple : affichage analogique à aiguille, régulation à quartz, mécanique ou alimentation par pile, portée au poignet ou au gousset.
Affichage
Articles détaillés : Composition d'une montre mécanique et Montre numérique.
Analogique :
l'heure est indiquée par des aiguilles
l'heure est indiquée par des cristaux liquides, sous la forme de traits simulant les aiguilles.
Numérique :
l'heure est indiquée par des chiffres
roues mécaniques (par exemple : les jours du mois)
les chiffres sont représentés par 7 segments
diode électroluminescente, pour lesquelles il est nécessaire de presser un bouton afin d'avoir l'heure à cause de la forte consommation de l'affichage
cristaux liquides (LCD)
Analogique et numérique
par exemple, des aiguilles pour les heures et des affichages numériques pour les jours du mois.
On trouve sur certaines montres, des aiguilles et un écran à cristaux liquides.
Mécanisme de régulation
Il existe divers types d'organe régulateur.
Oscillateur mécanique (ressort spiral) : dans ce cas, un balancier, muni d'un ressort en forme de spirale, est animé par un mouvement oscillatoire régulier. Pour régler la marche du mouvement, il suffit d'agir sur le spiral : on augmente sa longueur si la montre avance, à cause d'oscillations trop rapides, on la diminue si la montre retarde, à cause d'oscillations trop lentes. Autre moyen d'agir sur la marche : on modifie l'inertie du balancier (par exemple : vis radialement disposées).
Oscillateur mécanique à fréquence sonique (par exemple, le diapason du procédé Accutron, utilisé par la marque Bulova).
Oscillateur à quartz associé à un circuit électronique affichant l'heure sous forme numérique, ou actionnant un moteur pas-à-pas faisant tourner des aiguilles. La fréquence la plus courante pour l'oscillateur est 32 768 Hz, ou 2 à la puissance 15.
Source d'énergie
Une montre peut tirer son énergie d'un ressort, qui est soit remonté par l'utilisateur, soit remonté par les mouvements du corps que celui-ci transmet à une masselotte circulaire appelée "rotor" (c'est alors un remontage automatique).
Une pile peut également fournir l'énergie, mais il faut alors la remplacer par une nouvelle lorsqu'elle est épuisée (au bout d'un délai de 12 à 30 mois en général pour les piles à l'oxyde d'argent, de 7 à 10 ans pour les piles au lithium).
La source d'énergie électrique peut également être rechargée, sans remplacement, par les mouvements du corps (montre électronique automatique ; procédés Kinetic™ ou Mecaquartz™). Ces mouvements du corps, comme dans le cas de la montre mécanique à remontage automatique, actionnent un rotor, lequel recharge, par un dispositif comparable à une dynamo, un condensateur qui stocke l'énergie ainsi générée. La recharge de la réserve d'électricité peut enfin se faire par l'intermédiaire d'une cellule photo-voltaïque, ou "solaire", qui génère un courant, plus ou moins important, quand le cadran de la montre est exposé à une lumière artificielle ou naturelle.
Fixation aux vêtements ou au corps
Les premières montres minuscules apparaissent au XVIe siècle déjà. En 1571, le comte de Leicester offre un bracelet munie d'une petite montre à la reine Élisabeth Ire3. En 1722, un artisan parisien aurait fabriqué des montres-bracelets ou des bracelets-montres. En 1790, Jaquet-Droz propose des montres-bracelets à Genève. En 1806, l'impératrice Joséphine reçoit une montre-bracelet.
En 1811, Abraham-Louis Breguet remet une montre-bracelet à complications - dont il a reçu commande en juin 1810 - à la reine de Naples, Caroline Murat. Les horlogers de l'époque proposaient aussi, pour la clientèle féminine, des montres-pendentifs, de taille plus réduite, que l'on suspendait au cou à l'aide d'une chaîne ou d'un ruban. C'était plus un bijou qu'un objet fonctionnel : il est en effet peu commode pour celle qui la porte d'y lire l'heure.
Jusqu'au début du XXe siècle, le modèle de montre le plus répandu est la montre de poche (ou de gousset), le gousset étant le nom de la petite poche du gilet prévue à cet usage. Les montres sont généralement attachées au gilet par une chaîne. Elles sont souvent pourvues d'un couvercle. Le remontoir et la molette de réglage de l'heure se trouvent à 12 heures, dans l'anneau. Les montres-bracelets sont alors essentiellement destinées à la clientèle féminine.
La première production en série semble remonter à 1880 : la firme Girard-Perregaux à La Chaux-de-Fonds livre une commande de 2 000 montres-bracelets (munies d'une grille de protection) à l'armée impériale allemande3.
« C'est vraisemblablement tout d'abord au cours de la guerre des Boers (1899-1902) que la montre-bracelet fit ses preuves dans la pratique en tant qu'objet d'équipement militaire. Ces expériences se répercutèrent plus tard sur le marché civil en Angleterre4. [...] »
Une montre-bracelet de fortune s'obtient en fixant au poignet leurs montres de gousset par des anses soudées à 12 heures et à 6 heures, ou par fixation du boîtier sur un « berceau » métallique fabriqué spécialement, à un bracelet en cuir ou en tissu muni d'un fermoir ou d'une boucle. Cette transformation permettait à l'utilisateur de consulter son garde-temps d'une manière plus rapide et plus pratique, tout en le rendant moins vulnérable aux chocs ou aux chutes. Le remontoir et la molette de réglage commencèrent à être placés latéralement à 3 heures.
On trouve cependant un grand nombre de montres-bracelets (souvent des montres de gousset modifiées, « demi-savonnettes », etc.) bien avant la fin du XIXe siècle. Au départ, il s'agit plutôt d'articles de prestige. Ainsi la firme suisse Omega produit-elle la première montre-bracelet à répétition-minutes en 18925 (la montre est équipée d'un mouvement Audemars Piguet3). La première montre-bracelet de série de la même firme remonte à 19006. Au début, il est assez courant de porter la montre au poignet droit : on fixe donc la couronne du remontoir à 9 heures (et non à 3 heures comme aujourd'hui)7.
Les premières montres-bracelets pour hommes sont considérées comme farfelues, voire très efféminées3.
En 1914, la montre-bracelet fait encore figure de nouveauté, mais est très répandue8 :
« L'exposition [nationale suisse] de Berne (1914) est la consécration de la montre-bracelet dans toute sa variété, dans toute sa richesse et avec la décoration modeste et de bon goût que permet le peu de matière employée. Aucun des exposants ne s'est soustrait à la mode bracelet. Touchante unanimité ! »
— Adrien Brandt (vice-président d'Omega)9.
Pendant la Première Guerre mondiale, Omega produit des montres-bracelets militaires (équipées d'une grille métallique ajourée devant le cadran) : le calibre 13" équipe certaines troupes du corps expéditionnaire américain10. La Grande Guerre achève d'ailleurs de populariser la montre-bracelet, qui ne cesse de se miniaturiser et de se perfectionner par la suite.
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr) Source : Article Montre (horlogerie) de Wikipédia en français (http://fr.wikipedia.org/wiki/Montre_(horlogerie))